Pourquoi ce blog ?

N'hésitez pas à consulter nos rubriques ci-dessus. Pour ajouter un événement à l'agenda ou du contenu à une rubrique, laissez un commentaire au bas de la page concernée.

Ce blog, voulu par l'Antenne Sociale Nord-Pas de Calais (voir profil), se veut un espace d'échanges et de réflexions partagées autour de questions de société, qui se posent dans la région (mais aussi ailleurs). Ces questions seront abordées sous l'angle de la dignité de tout être humain, dans la lignée de la pensée sociale de l'Église.

N'hésitez pas à déposer vos commentaires, ceux-ci seront visibles sur le blog après modération.

lundi 11 juin 2012

Interpellation des candidats aux législatives

A l'issue de la journée de réflexion et de débats "la précarisation: fatalité? Résistance!", l'Antenne Sociale Nord-Pas de Calais a écrit aux candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin des circonscriptions du Nord-Pas de Calais pour les interpeller sur les questions liées à la précarisation.
Vous trouverez ci-dessous la lettre qui leur a été adressée ainsi que les réponses des candidats, dans l'ordre d'arrivée.

La lettre adressée aux candidats aux élections législatives



Les réponses des candidat (cliquer sur les liens pour les ouvrir dans une autre page)

Réponse de Stéphane Saint-André, candidat du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche pour la 9e circonscription du Pas de Calais

Réponse de Jean-Luc Hau, candidat du Mouvement pour la France pour la 15e circonscription du Nord

Réponse de Jean-François Bloc, candidat du Front National dans la 9e circonscription du Nord

Réponse d'Audrey Linkenheld, candidate du Parti Socialiste dans la 2e circonscription du Nord

Réponse de Francis Vercamer, candidat du Nouveau Centre dans la 7e circonscription du Nord

Réponse d'Alain Cacheux, candidat du Parti Socialiste dans la 5e circonscription du Nord

Réponse d'Angélique Deffontaine, candidate du Parti Socialiste dans la 6e circonscription du Nord

Réponse de Monique Amghar, candidate du Parti Socialiste dans la 17e circonscription du Nord

Réponse de Jean-Louis Borloo, candidat du Parti Radical dans la 21e circonscription du Nord

Réponse d'André Flajolet, candidat de l'UMP dans la 9e circonscription du Pas de Calais

Réponse de Martine Filleul, candidate du Parti Socialiste dans la 18e circonscription du Nord

lundi 23 avril 2012

Catholiques et présents dans la société française foi en Dieu et démocratie

L'élection présidentielle de 2012 est l'occasion pour Mgr Dagens de manifester l'inscription de la tradition catholique en France et de proposer la foi dans les débats de société cruciaux pour l'évolution du pays. Sa réflexion porte sur la mondialisation, l'Europe, la crise financière, etc. Il dresse également un bilan du quinquennat de N. Sarkozy et appelle à un engagement chrétien renouvelé.

« Nous croyons que la cause de Dieu est liée pour toujours, parce que Dieu lui-même l'a voulu, à la cause des hommes et des sociétés humaines, surtout en période de difficultés, d'épreuves, d'incertitudes. »

Voici un appel singulier, absolument nécessaire parce que très loin des simplifications suscitées par les peurs, les aveuglements et Les oppositions traditionnelles. C'est un appel à notre intelligence, à notre discernement et à notre responsabilité en un temps de crise et d'échéances électorales.
on peut acheter ce livre (6.16€) en suivant le lien ci dessous

Nous pouvons (vraiment) vivre ensemble : un livre écrit à 5 mains

Nous pouvons (vraiment) vivre ensemble [1] : ce livre écrit à cinq mains par les présidents du CCFD-Terre solidaire, d’Emmaüs France, d’ATD Quart Monde, de la Cimade et du Secours Catholique est un cri d’alarme et une interpellation aux candidats à l’élection présidentielle.
Les présidents des cinq organisations engagées auprès des plus démunis parlent d’une même voix, pour dire ensemble et fermement, la nécessité de repenser les logiques actuelles qui menacent l’essence même de notre démocratie. Le contexte de crise, et l’angoisse qu’elle génère, associés à un durcissement politique inquiétant déconstruisent de plus en plus notre pacte social en stigmatisant les plus fragiles.
Par ce livre, les auteurs entendent en appeler aux convictions et aux responsabilités de chacun, et plus particulièrement à la responsabilité des gouvernants ou aspirants gouvernants. Ils insistent sur l’urgence d’un véritable retournement des politiques pour que la France renoue avec ses valeurs d’humanisme.

Sur RCF une émission de 82 mn avec  3 des auteurs Patrick Peugeot, Christophe Deltombe, et François Soulage  à propos de ce livre en http://www.rcf.fr/radio/RCFNational/emission/142408/287558 

on peut se  procurer le livre au prix de 11,40€  sur 
http://livre.fnac.com/a4024909/Guy-Aurenche-Nous-pouvons-vraiment-vivre-ensemble
ou
http://www.amazon.fr/Nous-pouvons-vraiment-vivre-ensemble/dp/2708241923
[1] Guy Aurenche, Christophe Deltombe, Pierre-Yves Madignier, Patrick Peugeot, François Soulage, Nous pouvons vraiment vivre ensemble, Paris, Éd. de l’Atelier, 2012.

lundi 5 mars 2012

Un appel de Terre D'errance

Si vous pouvez vous libérer quelques jours durant ce mois de mars,
si vous êtes prêts à scier, clouer et viser pour défendre les droits de l'homme,
vous êtes les bienvenus (pas nécessaire d'être un as du bricolage: il y aura des
chefs de chantier)!
tous les détails ici

vendredi 17 février 2012

Retrouvez le contenu de la journée du 11 février

N'hésitez pas à visiter régulièrement la page "la précarisation: fatalité? Résistance!"
Vous y retrouverez la bibliographie sur la précarisation et une partie du contenu des interventions de la journée du 11 février sera progressivement mise en ligne.

jeudi 16 février 2012

La journée "la précarisation: fatalité? Résistance!" en images...

L'ouverture de la journée
Jean-François Stevens et Luc Pasquier de l'Antenne Sociale et Thierry Monnier, directeur de l'Institut Social de Lille
La table ronde "comment les associations observent le développement des processus de précarisation dans leurs publics?"
Yann Leriche de la mission locale de Tourcoing-Vallée de la Lys, Stéphanie Lamarche-Palmier, de la Fondation Abbé Pierre, Pierre-Marie Empis de l'Antenne Sociale et Gustave Defrance du CEAS Grand Douaisis
 Pendant ce temps, en cuisine, c'est l'effervescence...
MERCI à Sœur Laurence et à l'aumônerie de la Catho d'avoir mis à disposition sa cuisine pour la préparation du repas

L'exposé "la Justice: responsabilité individuelle ou collective?"
Geert Demuijnck, professeur d'éthique à l'EDHEC
Le buffet, préparé par les bénévoles de l'Atelier Solidaire

Merci à Anca, Firuta, Florica, Maria, Ana, Ghiocell, Sorin, Yann et Iona de l'Atelier Solidaire
et à tous les autres bénévoles...

L'exposé "basculement dans la précarité et interventions sociales"
Henri Peltier, du Conseil Économique, Social et Environnement Régional

La reprise des idées fortes par des membres de l'Antenne Sociale

Christiane Demoustier

Bruno Duriez

Jean-François Stevens

Réactions de Roger Vicot, Vice-Président du Conseil Général du Nord en charge de la Solidarité et de la Lutte contre les Exclusions
Roger Vicot
Conclusion de la journée
Paul Wallez de l'Antenne Sociale Nord-Pas de Calais

Atelier chômage et précarité avec le Théâtre de l'Opprimé le 24 février à Orchies

 

Atelier Solidaire : Un repas contre la précarité (Lille)

Article de Nord éclair du 16 février

http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2012/02/16/des-benevoles-roms-derriere-les-fourneau.shtml

mardi 17 janvier 2012

11 février 2012 - " La précarisation : Fatalité ? Résistance ! "

l’Antenne Sociale Nord-Pas de Calais vous invite à une journée de réflexion et de débats

Cette journée de réflexions et de débats… D'où vient-elle ? Où va-t-elle?

Elle fait suite à la journée « les migrants... et toi ? » du 16 octobre 2010, qui a permis aux acteurs engagés auprès des migrants de prendre ensemble un temps de réflexion pour l’action.
Le 11 février 2012, en lien avec des associations actives sur les territoires de notre région, l’Antenne Sociale invite l’ensemble des personnes actives sur le terrain de la précarité à s’interroger sur les processus de précarisation.
2012 est une année dense en événements citoyens. Nous voulons que la question de la précarisation soit présente dans les débats électoraux. Une lettre ouverte sera adressée aux élus et aux divers candidats aux élections à l’issue de cette journée.


Programme de la journée :
9h : Accueil
par Thierry Monnier, Directeur de l’Institut Social de Lille et Luc Pasquier, Antenne Sociale Nord-Pas de Calais

9h15 : Introduction de la journée
par Jean-François Stevens, Président du conseil scientifique de l'Antenne Sociale Nord-Pas de Calais

9h30 : Table ronde
« Comment les associations observent le développement des processus de précarisation dans leurs publics ? » animée par Pierre-Marie Empis, Antenne Sociale Nord-Pas de Calais
Intervenants :
Gustave Defrance, Président du CEAS Grand Douaisis
Stéphanie Lamarche-Palmier, Directrice de l’agence régionale de la Fondation Abbé Pierre
Frédéric Lambin, Président de l’Ecole de la Deuxième Chance (E2C) Grand Lille
Yann Leriche, Chargé de projet logement à la Mission Locale de Tourcoing-Vallée de la Lys
10h30 : Débat avec des étudiants de l’Institut Social de Lille

11h : Pause
11h15 : Exposé
« La Justice : responsabilité individuelle ou collective ? »
par Geert Demuijnck, Antenne Sociale Nord-Pas de Calais, Professeur d'éthique économique à l'EDHEC
12h : Echange avec la salle

12h45 : Buffet froid
propice aux échanges sur divers thèmes : logement, emploi, éducation...

14h00 : Exposé
« Basculement dans la précarité et interventions sociales »
par Henri Peltier, Président de la commission santé, affaires sociales et familiales, prévention, solidarités du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional
14h45 : Echange avec la salle

15h45 : Pause

16h : Reprise des idées fortes évoquées au cours de la journée par Christiane Demoustier, Bruno Duriez et Jean-François Stevens, Antenne Sociale Nord-Pas de Calais

16h15 : Réactions de Roger Vicot, Vice-Président du Conseil Général du Nord en charge de la Solidarité et de la Lutte contre les exclusions

16h45 : Conclusion et clôture de la journée par Paul Wallez, Antenne Sociale Nord-Pas de Calais

mercredi 26 octobre 2011

Découvrez la vidéo de présentation de l'Antenne Sociale

Grille de réflexion sur les processus de précarisation en Nord-Pas de Calais

A toutes les associations en lien avec des personnes en situation de précarité.
Afin de mieux appréhender les processus de précarisation dans le Nord-Pas de Calais, nous vous proposons de compléter la grille de réflexion ci-dessous. Cette grille nous permettra de récolter des informations sur ce que vivent les personnes en situation de précarité ainsi que les associations qui travaillent avec elles.


1.    Quel est le domaine d’activité de votre association ?

2.    Quelles situations vivent les personnes que vous rencontrez ?
Par quel biais sont-elles arrivées jusqu’à vous ?

3.    Quelles sont les attentes des personnes que vous rencontrez ?
Etes-vous généralement le seul interlocuteur de ces personnes ou sont-elles déjà en relation avec d’autres associations ?

4.    Avez-vous constaté des évolutions récentes dans les situations de précarité des personnes qui se présentent à vous ?

5.    Quelle est selon vous et les personnes que vous rencontrez l’origine de ces changements ?

6.    Avez-vous constaté des évolutions dans vos capacités de réponse ou d’action ?
Si oui, qu’est-ce que cela change dans la situation des personnes ?

7.    L’Antenne Sociale Nord-Pas de Calais propose le 11 février 2012 une journée de réflexion et de mise en commun pour celles et ceux qui sont interpellés par les questions de précarité et de précarisation en Nord-Pas de Calais. Quelles sont vos attentes par rapport à cette journée ? Qu’espérez-vous y voir germer ?


Merci de bien vouloir adresser vos réponses en commentaires de l'article ou en contactant l’URCEAS : contact@urceas.org ou 70 boulevard Vauban 59000 Lille.

mercredi 13 juillet 2011

Une solidarité institutionnelle et sociale - Précarité et désorganisation sociale 9/9

Face à cette situation de précarité et de pauvreté qui résulte des crises industrielles qui ont frappé la région depuis 1960, les solidarités sociale, familiale et de proximité ainsi que l'engagement des collectivités territoriales ont permis à la région d'éviter un "collapsus social".
Dès 1972 avec l’Établissement Public Régional, puis au Conseil Régional et dans les Conseils Généraux sans oublier les Communes, les collectivités, pour lutter contre l'exclusion, ont donné une priorité à la formation, à la culture et aux soutiens aux associations engagées dans l'action sociale et toutes les formes du "Vivre Ensemble".

L’Économie Sociale et Solidaire
En 2006, la part de l’économie sociale et solidaire dans l’ensemble des emplois de la région Nord-Pas-de-Calais s’établit à 11%, soit légèrement plus que la moyenne nationale (10%). Cependant d’importantes disparités infrarégionales sont constatées. Parmi ces emplois, près de 9 sur 10 relèvent du secteur associatif et plus de 6 sur 10 concernent les secteurs de l’action sociale et de l’éducation.
L’économie sociale et solidaire (ESS) en Nord-Pas-de-Calais concerne 26 000 établissements, dont 9 812 employant au moins un salarié, et 137 000 travailleurs salariés au 31 décembre 2006. Ces derniers représentent 11,3% de l’ensemble des salariés de la région, soit légèrement plus que la moyenne de France de Province (10,7%) et nationale (9,8%).
Les emplois dans l’économie sociale présentent quelques spécificités. En termes de profil de salariés, les femmes représentent 61% des postes contre 40% dans le reste de l’économie, ce qui est à rapprocher du fait que les postes à temps pleins y sont bien moins fréquents (38% contre 62%). Les contrats occasionnels, les employés ou les professions intermédiaires y sont également plus représentés que dans le reste de l’économie.
En termes de secteur d’activité, les emplois dans l’ESS régionale sont concentrés dans l’action sociale (44%) et l’éducation (21%) alors que ces secteurs représentent ensemble 11% des emplois salariés hors ESS.
Dernière caractéristique de l’emploi dans l’ESS, cette fois-ci spécifique au Nord-Pas-de-Calais : l’importance des associations. Elles emploient près de 88% des salariés de l’économie sociale de la région (84,2% en moyenne pour la Province) alors que les régions de l’Ouest, où le poids de l’ESS est le plus élevé de France, se distinguent davantage par l’importance des coopératives.
(Extrait de "Le développement durable en Nord Pas de Calais" INSEE- Conseil Régional 2009)

Jean-François Stevens

mercredi 6 juillet 2011

Un éclairage sur la formation - Précarité et désorganisation sociale 8/9

En 2005, en Nord-Pas-de-Calais, plus de 5 000 élèves ont quitté le système éducatif sans diplôme ou qualification, ce qui, compte tenu de ces effectifs scolarisés, classe la région parmi celles de France où le poids de ces départs est le plus important. En termes de compétences générales, les collégiens nordistes sont également plus souvent en difficulté qu’ailleurs.
Entre 1975 et 2005, le nombre annuel de sorties sans diplôme ou qualification du système éducatif de France métropolitaine a baissé de 75%. Cependant, pour l’année 2005, on dénombre encore 42 000 élèves sortant sans diplôme ou qualification : 13% d’entre eux sont issus de l’académie de Lille soit presque le double que son poids en termes d’effectifs du second degré en France (7%). 8% des élèves du second degré ont abandonné leur scolarité en 2006 contre 6% en moyenne . De plus ce ratio est stable depuis 1997 alors que la tendance dans toutes les autres académies métropolitaines est à la baisse. . .
Ces faibles scores peuvent s’expliquer en partie par l’origine sociale des élèves : l’inadaptation du système aux jeunes issus des milieux les plus « défavorisés » en termes scolaires est à l’origine de nombreux échecs. L’origine sociale exerce une influence très importante sur la scolarité des jeunes, les enfants de cadres réussissant, en moyenne, bien mieux que ceux issus de milieux plus modestes. On peut alors calculer un « score attendu » par académie tenant compte de l’origine sociale des élèves scolarisés et de l’effet moyen, au niveau national, de l’origine sociale sur les scores. L’académie de Lille, du fait de sa structure sociale se place en dernière position du classement selon les scores attendus. . .
Pourtant, le score réalisé est inférieur au score attendu une fois corrigé de l’effet de l’origine sociale. Cette dernière n’est donc pas le seul facteur expliquant le retard de l’académie. D’autres spécificités régionales peuvent être émises comme hypothèses pour expliquer ce manque de résultats à niveau social comparable : la mobilisation des parents dans la scolarité des enfants, les représentations que les personnes se font du système éducatif ou des différentes filières professionnelles ou bien un taux d’encadrement dans le premier degré inférieur à la moyenne nationale.
(Extrait de "Le développement durable en Nord Pas de Calais" INSEE- Conseil Régional 2009)

Jean-François Stevens

mercredi 29 juin 2011

Un éclairage sur le logement - Précarité et désorganisation sociale 7/9

Le logement social, "aide en nature", a l'effet positif de réduire le coût de la vie pour les moins riches, sans que les ressources apparentes des ménages concernés soient affectées. La région bénéficie d’un parc social plus développé et plus diversifié qu’ailleurs : près du tiers des logements sociaux sont des logements individuels, contre un sixième en moyenne métropolitaine.
En outre, les aides au logement ramènent le poids du loyer exactement au même niveau que pour l’ensemble des ménages : une fois les aides déduites, le taux d’effort net des ménages pauvres correspond à 9% de leurs ressources. Toutefois, les diverses charges individuelles ou collectives, ainsi que les dépenses en énergie, mettent à mal cet équilibre et font grimper à 24% la part du budget des ménages pauvres consacrée au logement, soit dix points de plus que pour les autres ménages.
(source : Profils n°82 juin 2006)

La population vivant en Zones urbaines sensibles
Plus de 400 000 personnes vivaient en 2006 dans une Zone Urbaine Sensible du Nord-Pas-de-Calais, soit 10% de la population régionale (7% en moyenne française). C’est dans les aires urbaines de Maubeuge, Lille et Calais que cette proportion est la plus élevée dans la région.
Les 73 ZUS régionales sont situées dans 9 aires urbaines de la région. Certaines (Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais) n’en comptent que 2 tandis que celles de Lille, Valenciennes et Douai-Lens en regroupent 16 ou plus.
Compte tenu de la population totale des différentes aires urbaines, c’est dans celles de Maubeuge, de Lille et de Calais que la part de la population en ZUS est la plus forte (18%, 16% et 14%).
D’une unité urbaine à l’autre, les caractéristiques des ZUS sont très différentes. Les ZUS de l’aire urbaine de Calais présentent principalement des populations jeunes, faiblement diplômées avec une surreprésentation des allocataires de minima sociaux, de familles monoparentales et de locataires de logements sociaux. Dans celles de Douai-Lens ou de Valenciennes, les quartiers accueillent une population plus âgée, peu qualifiée, fortement touchée par le chômage de longue durée. Dans d’autres quartiers, la population est plus jeune et plus qualifiée bien qu’en difficulté économique. Enfin, l’aire urbaine de Lille présente de multiples formes de pauvreté au sein de ses ZUS.
(Extrait de "Le développement durable en Nord Pas de Calais" INSEE- Conseil Régional 2009)

Jean-François Stevens

mercredi 22 juin 2011

Un éclairage sur la santé - Précarité et désorganisation sociale 6/9

L'observatoire régional de la santé montre que la région est au dernier rang des régions métropolitaines pour la mortalité "toutes causes" et plus précisément pour les mortalités prématurées (avant 65 ans), celles par tumeurs malignes, par maladies cardiovasculaires, par maladies de l'appareil respiratoires ou de l'appareil circulatoire et par cirrhoses.
"Cependant, la quasi-totalité des habitants du Nord-Pas-de-Calais déclare bénéficier d’une couverture de sécurité sociale en cas de maladie, d’hospitalisation ou de soins. Cette couverture est facilitée pour les ménages à bas revenus par l’existence de la CMU de base. De plus, près de 80% des ménages à bas revenus possèdent une couverture complémentaire, dont près de 20% en adhérant à la CMU complémentaire. Toutefois, en tenant compte de l’âge des personnes, les ménages à bas revenus sont trois fois plus nombreux que les ménages aisés à ne pas avoir de couverture complémentaire.
À âge identique, les personnes en situation de pauvreté consultent moins souvent le corps médical : une personne en situation de pauvreté effectue environ 2,5 consultations de moins par an que les autres personnes de la région. Ce déficit de visites est peut-être lié à un recours plus important aux services d’urgence des hôpitaux. Si les généralistes sont autant consultés quel que soit le niveau de revenu, les analyses, les consultations radiologiques ou encore les consultations de médecins spécialistes sont moins nombreuses parmi les ménages à faibles ressources".
(source : Profils n°82 juin 2006)

Jean-François Stevens

mercredi 15 juin 2011

Les minima sociaux - Précarité et désorganisation sociale 5/9

L’importance des allocataires de minima sociaux dans la région fait globalement apparaître un taux de dépendance financière aux aides versées par les CAF et les MSA parmi les plus élevés de France. Les prestations sociales représentent plus des trois quarts des ressources pour 53% des foyers à bas revenus de la région. Le Nord-Pas-de-Calais se place parmi les régions ayant le plus grand taux de dépendance (avec l’Île-de-France, le Languedoc-Roussillon et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur).

RMI
En 2008, 11% des RMIstes de France métropolitaine vivent en Nord-Pas-de-Calais. Cette surreprésentation du Nord-Pas-de-Calais tend à s’accentuer puisqu’en 1995, la région concentrait 9,6% des RMIstes nationaux.

API (Allocation de Parent Isolé)
En Nord-Pas-de-Calais, près de 2,2% des femmes âgées de 15 à 49 ans sont bénéficiaires de l’API, contre 1,2% en moyenne métropolitaine. Si ce taux peut sembler faible, c’est toutefois, avec le Languedoc-Roussillon (2,2%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (1,7%), le plus élevé des régions de France. Rapporté au champ des ménages potentiellement éligibles pour ce dispositif, à savoir les familles monoparentales, le poids de l’API revêt une importance tout autre : en Nord-Pas-de-Calais, plus de 19% des familles monoparentales dont le parent a entre 15 et 59 ans touchent l’API, contre 11% en moyenne métropolitaine.
En comptant l’allocataire et ses enfants, la population couverte par l’API représente, en Nord-Pas-de-Calais, 1,8% des habitants de moins de 65 ans, une proportion près de deux fois plus élevée que le taux national, qui n’atteint pas les 1,0%.

AAH (Allocation Adulte Handicapé)
Pour la part de la population couverte par l’AAH, le Nord-Pas-de-Calais est dans la moyenne des régions françaises. Les difficultés des adultes handicapés se situent plutôt dans l’espace rural du Pas-de-Calais, le Cambrésis et l'Avesnois.

Minimum vieillesse
La part des personnes âgées allocataires du minimum vieillesse est moindre qu’en moyenne nationale : les activités industrielles et minières ayant très tôt permis l’affiliation aux régimes de retraites.
Cependant, les femmes isolées sont plus souvent en situation de pauvreté.
Dans les espaces industriels ou résidentiels, la population âgée dispose de retraites ou pensions préservant de la pauvreté. Dans les espaces ruraux, au contraire, la part de la population âgée touchant le minimum vieillesse est relativement élevée. Les seniors des villes-centres ont aussi plus souvent recours au minimum vieillesse.

Jean-François Stevens

mercredi 8 juin 2011

Le surendettement - Précarité et désorganisation sociale 4/9

Le Nord-Pas-de-Calais est particulièrement touché par le surendettement puisqu’il concentre 9,5% des dossiers déposés au niveau national soit 3 points de plus que son poids démographique. En 2008, près de 18 000 ménages en Nord-Pas-de-Calais ont déposé un dossier de surendettement auprès de la Banque de France.
Au niveau national, les personnes surendettées sont, dans plus de la majorité des cas, célibataires, divorcées, séparées ou veuves. Le Nord-Pas-de-Calais présente un profil atypique puisque ce sont des couples qui sont les plus fréquemment surendettés et notamment des familles nombreuses : les ménages avec 3 enfants ou plus représentent 24,0% des dossiers de surendettement contre 17,0% pour la France. Les personnes concernées dans la région sont également en moyenne plus jeunes, plus souvent sans activité professionnelle et tirent une majorité de leur revenus des allocations familiales, aides au logement ou revenu minimum d’insertion. En France, comme en Nord-Pas-de-Calais, le surendettement touche beaucoup les classes de la société les plus vulnérables économiquement. Les revenus de 43,2% des ménages surendettés sont inférieurs au SMIC.
Alors qu’en général, les causes du surendettement sont souvent liées à des accidents de vie (licenciement, séparation, baisse des ressources, maladie, décès), l’incapacité à rembourser des crédits trop importants au regard de son niveau de vie est bien plus présente dans la région qu’en moyenne (28,8% contre 19,3%). Les difficultés régionales semblent davantage dues à des prêts à la consommation.
(Extrait de : "Le développement durable en Nord Pas de Calais" INSEE- Conseil Régional 2009)

Jean-François Stevens

mercredi 1 juin 2011

La précarité financière - Précarité et désorganisation sociale 3/9

Le Nord-Pas-de-Calais est l’une des régions où la part de la population sous le seuil de pauvreté (17%) est la plus forte de France.
Avec 16,8% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté en 2004 , le Nord-Pas-de-Calais est la troisième région française la plus touchée par la pauvreté financière après la Corse et le Languedoc-Roussillon (11,7% en moyenne nationale). La pauvreté en Nord-Pas-de-Calais concerne en premier lieu des familles monoparentales et les familles nombreuses. De ce fait, elle touche beaucoup d’enfants (25% des 0 à 17 ans).
(Extrait de "Le développement durable en Nord Pas de Calais" INSEE- Conseil Régional 2009

Selon l’approche monétaire, en Nord-Pas-de-Calais, 266 000 allocataires de moins de 65 ans connus des caisses d’allocations familiales et des mutualités sociales agricoles ont des ressources inférieures au seuil de bas revenus retenu conventionnellement. Avec les éventuels conjoints et enfants à charge, les allocataires à bas revenus représentent près de 696 000 personnes, soit un cinquième de la population âgée de moins de 65 ans.

La monoparentalité est un facteur de précarité important : 28% des foyers à bas revenus de la région sont des familles monoparentales contre 26% en moyenne nationale. D’une part, la région compte plus de familles monoparentales (11% des ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans, contre 9% en moyenne nationale), d’autre part, ces familles monoparentales sont plus souvent en situation de précarité qu’au niveau national. En moyenne dans la région, 48% des familles monoparentales vivent avec des ressources sous le seuil de bas revenus contre 37% en France métropolitaine. Ce taux s’accroît avec le nombre d’enfants : il est de 40% dans les familles monoparentales d’un enfant et atteint 67% dans celles avec trois enfants ou plus.
La part des familles nombreuses dans les foyers à bas revenus est également supérieure à la moyenne nationale : 17% contre 12%. Comme pour les familles monoparentales, ceci résulte à la fois de la sur-représentation régionale des familles nombreuses et de la plus grande précarité de ces dernières. Elles représentent en effet 17% des familles de la région contre 11% en moyenne nationale, et, parmi elles, 25% vivent sous le seuil de bas revenus contre 19% en moyenne nationale.

Jean-François Stevens

mercredi 25 mai 2011

Une forte exclusion du marché du travail - Précarité et désorganisation sociale 2/9

Près du tiers de la population en âge de travailler est en situation précaire ou de fait exclue du marché du travail pour 4 raisons :
  • L’obtention d’un emploi stable est une situation parfois plus difficile à atteindre dans la région qu’ailleurs. Au cours des quinze dernières années, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) a été dans la région continûment au-delà de la moyenne nationale, avec un écart qui atteignait parfois 4,5 points. En 2009, le taux de chômage régional est de 13% et reste de 3 points plus élevé qu’en moyenne nationale (9,6%).
  • Les contrats précaires : en 2007, 20,1% des salariés sont en contrats courts contre 18,6% en France.
  • Le sous emploi féminin : En 2007, le taux d'activité féminin est de 60,5% contre 67,3 en France.
  • Les préretraités : le taux d'emploi des 55-64 ans est de 31,9% en 2006 /37,5% en Fr (22ème région).
A ces moindres revenus d’activité s'ajoute le nombre de personnes à charge pour constituer un facteur de fragilité des ménages :
La part des habitants touchant un revenu direct d’activité est ainsi moindre en Nord-Pas-de-Calais qu’en moyenne nationale. De plus, lorsque taux de chômage et taux d’activité sont examinés à l’échelle des familles, plutôt que des personnes, les difficultés d’accès à l’emploi se trouvent conjuguées. La spécificité du Nord-Pas-de-Calais s’en trouve accentuée : au recensement de 1999, près de 40% des couples nordistes de moins de 60 ans comptaient un seul actif, et 10% n’en comportaient aucun, contre respectivement moins de 33% et 7% des couples France entière. Il en découle un déséquilibre entre le montant des revenus d’activité et le nombre de personnes à charge.

Jean-François Stevens